Qui sommes-nous?

L’Union nationale des fermiers travaille de la part des fermiers au Nouveau-Brunswick depuis plus de 40 ans.  Depuis 7 ans, nous sommes une des deux organizations générales agricoles agréées dans la province.  Nos membres produisent toutes denrées différentes et ont des fermes de tailles diverses.  Nous avons également des membre associés qui ne sont pas des fermiers mais des personnes passionées de soutenir le secteur agricole et veulent appuyer notre travail.

C’est facile de renouveler votre adhésion, pour les producteurs agricoles, il suffit de choisir l’Union nationale des fermiers lorsque vous complétez votre Formulaire d’enregistrement d’une entreprise agricole auprès du Gouvernement du Nouveau-Brunswick.  Prenez position et changez les choses en choisisant l’Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick.  Pour plus d’informations sur les adhésions visitez notre page Devenir membre.

 

Réflexion sur le mot « fermier »

J’aime croire que les fondateurs de l’Union nationale des fermiers ont délibérément choisi de se désigner en tant que fermiers en 1969.  La décision de former une union « des fermiers », plutôt qu’une union des producteurs ou des professionnels de l’agriculture, ne relève pas uniquement de la sémantique.

Terme honorable, le mot « fermier » est utilisé dès le Moyen Âge pour désigner une personne qui détient un droit à la ferme ou qui la gère, tandis que le mot « producteur » désigne plutôt une personne ou une entreprise qui produit ou cultive des produits de base à des fins commerciales – ce qui selon moi, ne rend pas justice au travail d’un fermier.

Pour un producteur, le succès se mesure à sa capacité d’atteindre une production maximale à un coût direct moindre. Les coûts externes, comme la détérioration de l’environnement ou les pertes sur le plan communautaire, ne sont pas nécessairement calculés.

Idéalement, les fermières et les fermiers évaluent leur travail en ne tenant pas seulement compte de leur profit à court terme. Bien sûr, il leur faut un revenu rentable pour survivre, mais il existe de nombreux autres indicateurs de succès d’une ferme. Les fermières et les fermiers ont des visions à long terme pour leur ferme. Ils considèrent les répercussions de leur travail sur le sol non pas seulement pour l’année ou la décennie suivante, mais bien pour les générations futures, auxquelles ils transmettront leur vision de l’avenir. Les fermières et les fermiers qui font preuve de sagesse connaissent les limites de leur terre et ne cherchent pas à faire des gains rapides à ses dépens, mais respectent plutôt ses besoins.

À une époque où l’importance et le rythme des activités agricoles ne cessent de croître, il arrive que des raccourcis soient empruntés afin d’améliorer l’efficience de ces activités, que l’on mesure uniquement sur le plan du profit. Par exemple, certaines installations cessent d’utiliser des brise-vent ou intensifient leurs exploitations d’élevage. De tels changements entraînent une perte d’habitats fauniques, l’érosion irréversible de terres agricoles précieuses et l’utilisation systématique d’antibiotiques pour contrôler les maladies dans les parcs d’engraissement qui accueillent un nombre excessif d’animaux. Au fur et à mesure que les unités de production prennent de l’expansion, les régions rurales se vident et perdent leurs écoles, leurs hôpitaux et la vie communautaire si chère aux résidents.

À titre de fermier, je suis conscient des limites que m’impose la nature et je tâche de mener mes activités de manière à les respecter. Je reconnais l’importance d’avoir des voisins et d’entretenir de bonnes relations avec eux. Par ailleurs, les régions rurales perdent de la valeur lorsqu’elles sont dépourvues d’écoles et d’autres services sociaux, aujourd’hui et pour les années à venir.

À titre de fermier, j’attends également avec impatience le plaisir et le sentiment d’harmonie avec la nature que me procure la vue d’un troupeau qui broute avec contentement dans un champ sain ou l’odeur d’une belle récolte de foin, entreposée pour nourrir mes animaux au cours des mois à venir.  Ces activités, de même que les fonctions relatives à la terre et à la communauté, ne peuvent être mesurées en vertu des critères d’un modèle axé sur la production.

C’est avec fierté que je me désigne comme fermier, un travail noble que j’ai la chance d’exercer depuis près de trente ans, et j’espère que vous aussi êtes fiers d’être des fermières et des fermiers.  

Ted Wiggans
Fermier, Shepherd’s Garden
Harvey Station, N.-B.

 

Documentaire de l’UNF

Ce documentaire a été crée pour fêter le 40è anniversaire de l’Union nationale des fermiers au Canada.  Il explique bien la philosophie et le travail de l’UNF pour les membres actuels et futurs.

Rencontrer Betty Brown et Barb & Victor Somerville, membres de l’UNF-NB à partir de 26m:40s.

(en anglais seulement)